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il juge, il préside, il inspire ..

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C’est l’esprit familier du lieu ;

Il juge, il préside, il inspire

Toutes choses dans son empire ;

Peut-être est-il fée, est-il dieu ?

(Charles Baudelaire)

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correspondance

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Les lieux sont aussi des liens . Et ils sont notre mémoire .

(Philippe Besson)

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la tête dans les nuages

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Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? Ton père, ta mère, ta soeur ou ton frère ?
- Je n’ai ni père, ni mère, ni soeur, ni frère.
- Tes amis ?
- Vous vous servez là d’une parole dont le sens m’est resté jusqu’à ce jour inconnu.
- Ta patrie ?
- J’ignore sous quelle latitude elle est située.
- La beauté ?
- Je l’aimerais volontiers, déesse et immortelle.
- L’or ?
- Je le hais comme vous haïssez Dieu.
- Eh ! qu’aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
- J’aime les nuages… les nuages qui passent… là-bas… là-bas… les merveilleux nuages !

(Charles Baudelaire – L’étranger)

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Mais où est passée la voiture ?

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Un oggetto puo piacere anche per se stesso, per la diversita delle sensazione gradevole che ci suscita in una percezione armoniosa ; ma ben piu spesso il piacere che un oggetto ci procura non si trova nell’oggetto per se medesimo. La fantasia lo abbellisce cingendolo e quasi viraggiandolo d’immagini care..Nell’ oggetto insomma amiamo quel che vi mettiamo di noi .

(Luigi Pirandello)

(Un objet peut plaire pour lui-même, pour les diverses sensations agréables qu’il nous procure dans un sentiment d’harmonie ; mais bien plus souvent, le plaisir qu’un objet nous procure ne se trouve pas dans l’objet lui-même . L’imagination l’embellit, l’entourant , le chargeant même  d’images chères .. Dans l’objet, en définitive, nous aimons la part de nous-mêmes que nous y mettons .)

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solitude

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Peu d’hommes s’aperçoivent de ce qu’est la solitude, et combien elle s’étend ;  car une foule n’est pas une compagnie, et des figures ne sont qu’une galerie de portraits, et la conversation, une cymbale résonnante, là où il n’y a point d’amour.
(Francis Bacon)

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enfance

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L’enfance est terriblement sérieuse, ne l’oubliez pas. Un enfant engage tout son être. Et nous, hommes graves et mûrs ? A quoi sommes nous prêts à engager tout notre être ? Nous tenons trop à notre chère carcasse.

(Vercors)

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procession

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L’église a toujours tout fait pour soigner son image de marque tapageuse parce qu’elle sait que seuls le ridicule, le tape-à-l’oeil, le clinquant et le mauvais goût  séduisent les foules.

(Jacques Sternberg)

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la musique qui marche au pas

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… la musique qui marche au pas

cela ne me regarde pas

(Georges Brassens)

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la lectrice

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Donc, j’étais le type même du « rat de bibliothèque ». Ceux qui ne connaissent pas ce penchant doivent trouver bizarre qu’on ait sans cesse le nez plongé dans un bouquin, qu’on ne voit pas passer la vie avec toutes ses merveilles, qu’on gaspille ses années de jeunesse insouciante sans profiter de ses joies et de la dépense physique. Ils y discernent sans doute quelque chose de triste, voire de tragique, ils se demandent ce qui peut bien pousser un gamin à se comporter ainsi. Mais on ne voit les merveilles de la vie que quand on est heureux; l’insouciance ne va de pair qu’avec le bonheur; et les joies de la pensée, de l’imagination, sont bien supérieures à celles des muscles et de l’effort. Laissez-moi vous dire, si vous ne le savez pas par expérience, que certaines personnes (moi, par exemple) trouvent dans un bon livre, dans l’immersion dans les mots et les idées, un bonheur d’une intensité insoupçonnée. Quand je veux invoquer des souvenirs de paix, de sérénité, de plaisir, je repense à ces paresseux après-midi d’été, je me revois en équilibre sur ma chaise, un livre sur les genoux; j’entends encore le bruissement des pages tournées tout doucement. Peut-être ai-je connu, à d’autres époques de ma vie, de plus hauts sommets d’extase, de grands moments de soulagement ou de triomphe, mais sur le chapitre du bonheur tranquille, paisible, je n’ai jamais rien vécu de comparable.

(Isaac Asimov, Moi, Asimov)

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le lecteur

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Le bonheur montait. Je lisais. Le bonheur me dévorait. Je lus tout l’été. Le bonheur me dévora tout l’été.

(Pascal Quignard)

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